Nouveau palais de justice de Douai - TGI/TI
Douai, projet lauréat 2007, APIJ
Maître d'ouvrage: Ville de Douai
Maître d'ouvrage mandataire: APIJ
Architecte: Architectures Anne Démians
Chef de projet: Kuns Liu
Equipe: Arnaud Housset, Martin Mercier, Siaosavath Southiphong
BET TCE: Technip TPS
BET Economiste: Technip TPS
HQE: Oasiis
Perspective: Martin Mercier
Maquettiste: International Model
Surface: 6 130m²
Coût: 13 000 000 € HT

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Le nouveau Palais de Justice de Douai regroupe le Tribunal de Grande Instance et le Tribunal d’Instance. Il s’implante le long de la Scarpe, dans un quartier résidentiel à proximité immédiate du centre ville.

Par l’agencement de ses masses bâties le nouveau Palais de justice apparaît comme un objet autonome vis-à-vis du quartier résidentiel qui l’entoure, expression de l’autorité qu’il représente. Son respect de l’alignement et des gabarits environnants poursuit la formation du quai tel que Auguste-Bertin l’avait aménagé à la fin du 19ème siècle.
J’ai proposé d’installer face à la Scarpe une double forme simple dont les caractéristiques, en façade, sont inversées. La réversibilité des matières des façades est un dispositif qui permet, par métonymie, de rendre indissociables deux entités clairement identifiées comme les deux temps de la justice. L’autorité et la médiation. Elles s’expriment par une gémellité géométrique. L’une ( la justice) disant à l’autre ( la société ) : « Je suis la partie la plus stable de ton instabilité ».
Ce parti pris se lit en plan, dans l’organisation du Palais de Justice qui trouve toute sa matérialité dans l’expression des façades et dans l’efficacité des moyens mis en place pour qu’on ne les confonde pas.
Il vise à projeter verticalement, les subtilités géométriques d’un plan qui serait parsemé des clefs d’accessibilité à un espace réarchétypé de la justice, un peu plus révélateur des enjeux actuels.
Les salles d’audience forment le mur du fond de la salle des Pas perdus. On s’y glisse prudemment dans l’atmosphère épaisse des brumes de la Scarpe qu’on laisse sur le parvis du Palais de Justice. C’est une atmosphère en pointillés. De noirs et de blancs. Elle s’inscrit comme un cahier de solfège sur lequel on aurait griffonné quelques arpèges savants. Cela me revient. Ce sont des textes de lois que j’abandonne à l’espace, en suspensions fragiles.