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Acte 2. Oxygéner Le Caire
a. Intentions
Pour rééquilibrer urbanité et environnement et redonner à la nature la place qu’elle a perdue, au fur et à mesure de l’avancée des villes, une des stratégies possibles est de réinvestir leurs derniers territoires (encore disponibles) et de réinstaller la nature au cœur de leurs dispositifs actuels, comme une « reconquête ». Mais, pour cela, il ne suffit pas seulement de décider de planter. Il faut, auparavant, installer durablement les conditions favorables au développement des transplantations végétales.
Avec la concentration et le traitement des flux, à l’intérieur du BoA, ce qui constitue le véritable projet est de rétablir, au Caire, un air ambiant moins pollué qui, peu à peu, deviendrait suffisamment sain pour éviter, d’abord, les cas extrêmes (5000 cas/an) de maladies graves puis, les déficits asthmatiques nombreux et inquiétants qui atteignent la population. Cette politique se manifesterait par une « vague verte » qui se répandrait progressivement sur les quartiers du Caire, libérés par les effets positifs du BoA et récupérés, au droit des rues et des places, pour ombrager et rafraîchir l’espace.
b. Résolution : la « Vague verte » ou, la Reconquête » de la nature
La capture des éléments polluants par le BoA, leur combinaison et leur gestion, regroupées au cœur d’une unique construction qui traverse la cité, dégage de l'espace urbain. Gagné sur les terrains de la voiture, un réseau de transport, de courtes distances, en site propre, individuel (vélo, hélico, proto...) et collectif (tram, car, train...) remplace les transferts précédents. Ce dispositif quadrille la cité d'une manière homogène pour la désenclaver et supprimer définitivement les engorgements. Les échanges sont fluidifiés et pacifiés. L'asphyxie collective est remplacée par des respirations individuelles.
Les espaces, libérés par la voiture, sont requalifiés. Ils sont redonnés à la cité. Des canaux, des oasis, des jardins, des fontaines, des places et des esplanades, se substituent aux mondes poussiéreux d'hier. Les masses construites sont préservées. Elles sont desservies par des transports à énergie propre ou prolongées par des espaces publics qui favorisent leur nouvelle géographie. Par une inversion du cours de l'histoire et par une « vraie décision » qui la rendrait possible, Le Caire retrouverait la luxuriance de son passé illustre, aux immenses surfaces végétales. L’air, alors plus sain et son dessin plus agreste « la Ville aux cent mille jardins » deviendrait plus lumineuse.
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