Maison Carrée

AUBERVILLIERS 2019 - 2023
Maître d'ouvrage : ICADE
Architecte mandataire : Anne Démians
Architecte associé : MUOTO studio d'architecture
Directeur de projet : Alain Sabounjian
Équipe : Luca Muratorio, Charles Hortefeux, Mathieu Rouveix, Deborah Cohen, Georges Daou
Perspectives : Georges Daou
BET Structure et Façade : VP & Green
BET Fluides et Environnement : OTEIS/itf
BET Sécurité incendie : CSD et associés
BET Cuisiniste : Gaury
Paysagiste : Praxys
BET Structure bois : Arborescence
BET Economiste : AXIO
SDP : 76 000m² (63 000m² bureaux, 5 000m² commerces, 8 000m² services associés : RIE, auditorium, halls)
Coût : 200 M€ HT
MAISON CARREE EMGP AUBERVILLIERS

Par un assemblage « dos à dos » qui s’appuie à chaque fois sur quatre côtés, c’est sur les limites de la parcelle que les deux pièces principales de la composition se placent. Au centre de la figure, alors produite, se détache un espace à priori vacant qui résulte d’un équilibre subtil entre la plasticité de l’œuvre et sa destination. Le vide ainsi dégagé se nourrit de la proximité frontale des deux pièces majeures en vis à vis. 

 

On dessine ainsi un intervalle indispensable à l’allègement de l’œuvre qui s’extraie alors de sa massivité d’origine. Un espace libre qui articule parfaitement les pièces principales de l’opération .

Pièce majeure de la composition du projet et dans la manière de dessiner la ville à cet endroit précis, le jardin, avec ses 2500m² d’un seul tenant, se situe à l’articulation de tous les axes du site. Ouvert au sud à travers un ouvrage mince et transparent, il révèle toute l’épaisseur de la parcelle.

Par leur assemblage « les unes au-dessus des autres », les différentes activités du projet de MAISON CARRÉE se prolongent de manière uniforme sur toute la surface de l’opération. On assiste, là, à l’assemblage d’un socle d’épaisseur variable et d’immeubles de bureaux qui le surplombent en suivant très respectueusement ses limites construites. 

MODERNISATION ET PRESERVATION DE L’IDENTITE DE L’EMGP

Le projet est attentif à conserver l’histoire des lieux, la trame existante de manière à moderniser l’image du site tout en préservant son identité.

Les 2 pièces principales sont articulées autour d’un jardin. La largeur de ce jardin est réglée sur les rues du Grain et du Houblon. La toponymie du site, ainsi revitalisée permet de garder vivant ce passé pas si lointain, où les bâtiments de l’EMGP étaient utilisés pour le stockage des produits agricoles.

Trois éléments typologiques différents composent l’assemblage général.

  • Le socle composé majoritairement par ces enveloppes en sheds qui restituées accueillent 5000m² de commerces, de halls d’entrée, d’auditorium, de restaurants, et d’activités.
  • Les bureaux s’organisent en 2 figures en U, l’une ouverte à l’Est et l’autre à l’Ouest pour accueillir 70 000m² de plateaux.
  • Le jardin de 2 500m², pièce essentielle dans la composition urbaine est ouvert au sud.

La flexibilité des espaces fonctionnels est assurée aussi bien dans le socle que dans les étages. Des programmes différents peuvent y trouver place. Des mutations de toutes sortes sont envisageables, sans qu’on ait besoin de faire appel à des travaux lourds.

PERFORMANCE RESPONSABLE EN POINTE

L’opération est vertueuse dès l’origine puisqu’elle revitalise un ancien site industriel. A chaque étape se pose la question de la conservation (ici la valorisation des halles existantes), de la flexibilité des nouveaux espaces crées pour s’adapter aux besoins futurs, de leur entretien et de leur déconstruction à terme.

La démarche bas-carbone, qui vise la performance de niveau C2 du label expérimental E+C, et BBCA niveau excellence, est intégrée à tous les volets de la conception du projet. A travers le réemploi, l’utilisation de matériaux biosourcés et les économies de matière, cette ingénierie innovante et inventive mène à des réductions des masses de béton et de fait des coûts. Un projet où le bois a une place prépondérante dans la structure, pour faire de l‘îlot C,C’,C’’ un « Puits de Carbone » à faible impact énergie grise. Pour y parvenir, nous mettons en oeuvre un projet alliant le bois pour les structures verticales et horizontales et où le béton fatal est bas carbone pour l’infrastructure et les escaliers.