ACTion Logement MAIF Contribution à la future Loi ELAN

La Maison de l’Architecture d’Ile- de-France et son comité d’Actions présidé par Dominique Boré, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignation, ont confié à l’architecte Francis Soler une action de réflexion sur le Logement pour construire plus et habiter mieux. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de rassembler les acteurs de la construction souhaitant être force de contributions dans l’élaboration de la future Loi Logement qui sera promulguée au printemps 2018. A cette occasion, deux ateliers de Design-Thinking  (16 novembre et 14 décembre 2017) pilotés par Catherine Lenglet et ses équipes de « L’Autre Design » ont été mis en œuvre afin de conduire un travail collaboratif entre professionnels de la construction, à savoir aménageurs, promoteurs, bailleurs, institutionnels, politiques, constructeurs, ingénieurs, notaires, chercheurs, architectes.

L’enjeu du collectif : apporter des contributions viables au ministère de la Cohésion des Territoires et du Logement via la Conférence de Consensus qui s’est tenue au Sénat (du 20 décembre/29 janvier 2018) afin qu’elles soient étudiées avant d’être intégrées (ou pas) dans le projet de Loi.  

La table ronde du 16 décembre 2017 à laquelle participait Anne Demians portait sur 3 thèmes qui pourraient conduire à l’écriture d’un texte-proposition :

  • L’opérationnel (évolution des modes de vie, des surfaces et des espaces des logements, des matériaux et des techniques).
  • Les procédures (travail sur le foncier, permis de construire, Loi Mop, propriété à vie).
  • La Loi proprement dite (décentralisation, planification d’application de la loi, mission interministérielle rattachée à Matignon.

En qualité de rapporteur de son groupe de travail Anne Demians a  fait ressortir deux propositions permettant notamment de mieux construire à condition d’épauler davantage le marché en tenant compte du contexte.

  • « Le logement devrait s’inscrire dans une pluralité d’échelles : celle du bâtiment, du quartier et du territoire. Nous considérons que ces différentes dimensions sont à préserver afin de contrebalancer le pouvoir des élus. Certains ne veulent pas construire davantage de logements pour des raisons électorales, d’autres le voudraient mais se sentent démunis face à l’aménagement de leur territoire car les disparités en France sont énormes entre métropoles et villes moyennes.  C’est pourquoi nous pensons qu’il serait dans l’intérêt général d’imaginer des Instituts de Capitalisation des Savoirs permettant  d’intégrer toutes les connaissances d’une région, sur le plan écologique, social et économique, afin de « penser » le logement en amont et en référence à ces spécificités locales. Et non par une réforme générique du logement qui n’aurait pas de sens. Cette démarche aurait l’avantage de rééquilibrer les décisions des élus » 
  • « La voie numérique va pouvoir répondre plus finement aux besoins des utilisateurs, reste qu’il faut pouvoir capitaliser ces ressources. Une banque de données élargies pourrait restituer au plus près les besoins des populations, comme par exemple, les types de logements les mieux adaptés aux attentes et à l’évolution des modes de vie. Cette voie permettrait d’avoir d’un côté des logements représentatifs des besoins actuels, en même temps, les décideurs et les investisseurs seraient innervés par ces Instituts de Capitalisation des Savoirs qui feraient le lien entre utilisateurs et enjeux collectifs. C’est ce que j’appelle l’interface entre public/privé ».